Inès Taillandier-Guittard

Dernière mise à jour le 7 juin 2018
Métaphore et musique

(Presses Universitaires de Rennes, 2015)

Table des matières

Introduction

Les auteurs

4e de couverture

Figure de style indissociable de toute entreprise rhétorique, la métaphore a toujours occupé une place privilégiée au sein des discours sur la musique, quelles que soient leur nature et leur visée. Par ailleurs, la musique est elle-même utilisée comme élément de comparaison lorsqu’il s’agit d’appréhender des phénomènes extra-musicaux. La métaphore s’est pourtant vue critiquée, voire rejetée, notamment au nom de théories qui revendiquent la pureté de toute contemplation esthétique, ou en raison de son inadéquation supposée au phénomène qu’elle entend élucider.
Mais que l’on en fasse le réquisitoire ou le plaidoyer, la métaphore demeure au centre de toute réflexion sur l’intelligibilité du sonore et – inversement – sur la musique comme source d’intelligibilité de phénomènes non musicaux. Le présent ouvrage cherche dès lors à rendre compte d’une omniprésence qui procède, certes, d’une habitude langagière, mais qui met surtout au jour la singularité d’un mode de perception, ainsi que l’originalité des analyses et des descriptions qu’il engendre.
 

 

Organisation du colloque

« La musique et l’ultime : esthétiques des dernières oeuvres »

(UEVE, 8-9 décembre 2015)

 

Inès Taillandier-Guittard : La singularité des oeuvres ultimes

Pierre-Emmanuel Lephay : L’inachèvement donne-t-il du prestige aux oeuvres ultimes ?

Stéphan Etcharry : Atlántida ou le testament inachevé de Manuel de Falla

André Lischke : La Sonate pour alto et piano de Chostakovitch : Beethoven en dernier recours

Hugues Seress : Oeuvre de l’exil, oeuvre de l’ultime : l’exemple du Cantus Vitae d’Erno Dohnanyi

Dimitri Kerdiles : Un « style tardif » chez Luigi Nono

Martin Kaltenecker : Adorno lecteur du dernier Beethoven

Laëtitia Devos : L’opéra Leonce und Lena de Paul Dessau : Regard ultime d’un compositeur sur « une fable racontée par un idiot et qui ne signifie rien » ?

Violaine Anger : Béatrice et Bénédict, un ultime berliozien

Frédéric Maintenant : Réécriture de la modernité dans Quatre chants pour franchir le seuil de Gérard Grisey

François Delecluse : Peut-on parler de « style tardif » ? L’exemple des dernières oeuvres de Claude Debussy

Étienne Kippelen : L’esthétique de la dernière oeuvre chez György Ligeti : réconciliation et exploration

Odile Jutten : Le choral pour orgue Vor deinen Thron tret’ich de J. S. Bach, décryptage analytique

Florence Fabre : L’oeuvre ultime de Schumann : les Geistervariationen posthumes, ou bien les Gesänge der Frühe op. 133 ?

Martin Guerpin : Le « dernier » Coltrane : du jazzman à l’icône

Grégoire Tosser : The Eternal : l’album de Sonic Youth pour l’éternité ?