Grégoire Tosser

Dernière mise à jour le 9 juin 2017
Textes disponibles sur la plateforme HAL  

Liste des textes

 

Organisation du colloque

« Penser et analyser la musique de Benjamin Britten au XXIe siècle »

(UEVE, 12-13 décembre 2013), à l’occasion du centenaire de la naissance du compositeur

Inès Taillandier-Guittard : Britten interprète Britten : le cas du premier Interlude de Peter Grimes

Hélène Cao : Thomas Adès, héritier malgré lui ?

Gilles Couderc : « Music for me is clarification » : Britten et la transparence

Jean-Christophe Marti : Les temps historiques et le temps d’une œuvre pour la paix : Voices for Today op. 75 de Benjamin Britten

Jean-Philippe Heberlé : Benjamin Britten et Michael Tippett, la différence en partage

Solveig Carpenter : Death in Venice de Benjamin Britten ou l’écriture du temps

Hughes Seress : Le transfert des fonctions discursives de la tonalité au motif intervallique : l’exemple des quatuors n° 1 de Benjamin Britten et n° 3 de Béla Bartók

Maéna Py : La musique comme du théâtre
 

Les dernières oeuvres de Dimitri Chostakovitch : une esthétique musicale de la mort

(L’Harmattan, 2000)

Aperçu sur Google Books

Mort en 1975, Dimitri Chostakovitch, à partir de 1969, consacre ses œuvres, qui seront ses dernières, à l’expression musicale du thème de la mort. Bien loin de son image de compositeur officiel de l’U.R.S.S. stalinienne et de ses productions réalistes-socialistes, le Chostakovitch de la 14e Symphonie, du 15e Quatuor à cordes, de la Suite sur des poèmes de Michel-Ange et de la Sonate pour alto et piano nous dévoile l’univers sonore d’un art de l’extrême et de l’extrémité, d’une intense beauté et d’une profondeur inouïe.
À travers les motifs de la guerre et de la violence, de l’amour et de l’érotisme, de la création artistique, Chostakovitch parvient à figurer de multiples aspects du phénomène mortuaire. Dans la musique vocale comme instrumentale, la forme musicale des œuvres et leur contenu intertextuel (réminiscences et auto-citations) conditionnent un langage essentiellement duel, qui semble déterminer l’attitude et la philosophie du compositeur face au temps musical et, finalement, au temps du deuil et de la mort.

  
 Ligatures : la pensée musicale de György Kurtág

(co-dir. avec Pierre Maréchaux)

(Presses Universitaires de Rennes, 2009)

Table des matières

Introduction

Les auteurs

4e de couverture

Ancrée dans l’histoire de la musique et l’autobiographie, adossée aussi à la grande culture de son compositeur, la musique de György Kurtág (né en 1926) est un ensemble de messages, de signes et d’hommages : elle dit, raconte, formule une pensée dans le dialogue avec ses influences extérieures et avec ceux auxquels elle s’adresse. Or ce dialogue suppose la double logique de l’association et de la séparation : d’une part l’écriture révèle le caractère autarcique du fragment, mais d’autre part la composition de l’oeuvre montre le nécessaire assemblage de ces pièces en une paradoxale polyphonie de fragments. Lui-même à plusieurs voix, l’ouvrage entend explorer cette polyphonie à partir du modèle de la ligature, car celui-ci désigne bien cette tension interne ainsi que l’aspect intertextuel d’une oeuvre toute consciente et toute tissée de sa propre fragilité.

 
 Spécial Beatles Studies

(co-dir. avec Olivier Julien)

Volume! La revue des musiques populaires, 12-2, 2015

Table des matières

Introduction

Présentation sur Cairn

Près d’un demi-siècle après l’adoubement des Beatles par Luciano Berio (« Commenti al rock », 1967), ce numéro de Volume ! propose un tour d’horizon de la recherche scientifique sur le groupe dont John Lennon affirmait qu’il était encore « plus populaire que Jésus ». Outre une imposante bibliographie couvrant les 50 premières années de ce qu’il est désormais convenu d’appeler les « Beatles Studies », on y découvrira entre autres que la British Invasion est passée par Paris, que les popular music studies ont débuté par l’étude musicologique des musiques populaires, que la théorie des vecteurs harmoniques peut s’appliquer à la musique pop ou encore que l’album Abbey Road mérite d’être analysé à la lumière des concepts développés par Marshall McLuhan.